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Le désir d'avoir des enfants est-il réellement en baisse chez les jeunes ? L'étude menée par OpinionWay pour happn, l'application de rencontre de la vraie vie, révèle une tout autre réalité. Si 80 % des moins de 30 ans souhaitent devenir parents un jour, ils estiment également que les conditions ne sont pas encore réunies : pression sociale, coût de la vie, avenir incertain… Alors que les institutions publiques se mobilisent pour encourager la natalité, happn a choisi d'écouter les jeunes, et plus particulièrement les célibataires. Leur message est clair : avant de parler biberons et poussettes, la jeune génération veut être entendue sur ses besoins réels et ses aspirations amoureuses. Pour porter leur voix, happn a remis au ministère de la Santé une centaine de lettres contenant les messages des moins de 30 ans.
Avoir un enfant en 2026 : votre portefeuille, l'avenir… et d'abord trouver quelqu'un !
Bien loin d'un manque de désir d'enfant (80 % d'entre eux souhaitent devenir parents un jour), ce sont les réalités économiques et sociétales qui freinent les projets de la génération Z et des milléniaux.
En effet, 85 % des répondants identifient les préoccupations financières et matérielles comme les principaux obstacles, citant le coût de la vie, la difficulté à se loger et l'instabilité professionnelle. À cela s'ajoute l'éco-anxiété : 65 % avouent avoir du mal à se projeter dans l'avenir, compte tenu de l'état de la société et des crises écologiques.
Enfin, avant de penser au berceau, encore faut-il trouver la bonne personne ! Pour 17 % des célibataires, le principal obstacle est tout simplement l'absence du bon partenaire.
Un courrier perçu comme déconnecté de la vraie vie
En février 2026, l'annonce d'un courrier sur la natalité envoyé par le gouvernement aux moins de 29 ans a suscité des réactions — pas toujours celles espérées. Si la moitié des jeunes (52 %) y voient une idée pleine de bonnes intentions sur le papier, ils sont 78 % à penser qu'un simple courrier ne résoudra pas du tout leurs problèmes du quotidien.
Pire encore, la démarche elle-même a été mal accueillie : près de 7 jeunes sur 10 perçoivent cette initiative comme culpabilisante et déconnectée de leur réalité. Pour 61 % d'entre eux, aborder la fertilité par le biais d'une injonction arrive de toute façon bien trop tard dans la discussion.
Des mots plutôt que des injonctions : happn interpelle le ministère de la Santé
Et parce que les chiffres ne disent pas tout, happn a décidé d'aller plus loin. Pour donner corps aux attentes de cette génération, l'application a recueilli des centaines de témoignages rédigés par ses utilisateurs et les a remis directement au ministère de la Santé. L'objectif ? Rappeler que la parentalité n'est pas seulement une question d'âge ou de fertilité, mais qu'elle dépend aussi de la rencontre avec la bonne personne, de la stabilité et de la capacité à se projeter dans l'avenir.
« Cette étude montre que les jeunes ne disent pas non à la parentalité ; ils expliquent simplement qu'ils ne peuvent pas y penser indépendamment de leur réalité. Avant l'enfant, il y a souvent une rencontre, la stabilité financière, le logement, la capacité à se projeter… En recueillant leurs témoignages, nous voulions rappeler que derrière les statistiques de natalité, il y a avant tout des parcours de vie qui méritent d'être entendus », déclare Claire Rénier, directrice de la communication chez happn.